31.12.2007

Les sorties de l'année 2007 (2/2)

Menu principal


 

Epilogue de l’année 2007

Par Alain Darville

L’année 2007 fut une excellente année. Tous les objectifs (et même plus) ont été atteints :

· Paris-Brest pour lequel sept membres du club se sont entraînés pendant de long mois a été accompli de façon remarquable ; Tout le monde a réussi, même si cela a été pour certains au prix de quelques problèmes physiques maintenant oubliés.

C’était vraiment le moment fort de l’année et c’était une expérience humaine assez exceptionnelle. Même si cela demande de nombreux sacrifices pour la préparation et que c’est une épreuve assez extrême dans l’effort, cela vaut vraiment la peine d’être fait au moins une fois.


· Toute une série de BRM jusque 600 km ont été faits comme entraînement et comme brevets qualificatifs. Ce qui les autres années était déjà une fin en soit, n’était cette année qu’une préparation à Paris-Brest. C’est tout dire de la difficulté.

Ces BRMs sont toujours des épreuves parmi les plus stressantes. Faites sur un rythme infernal (plus de 28km/h de moyenne sur le BRM de 400km) et avec des parcours tortueux à se perdre à tout jamais.


· Le voyage en Corse, qui malgré le temps pas toujours très chaud, nous a laissé un magnifique souvenir surtout la journée cyclo passant par le centre de la Corse et par les « Aiguilles de Bavella ».

· L’ardéchoise fut aussi un grand moment de l’année. Toujours aussi superbe. Chaque année le défi est un peu plus important et la distance un peu plus grande. En plus cette année le Port de Bruxelles nous a accompagné en Ardèche.

· Pour la quatrième année consécutive le club a remporté le Brussels Trophy. Ceci grâce à tous les membres du club et malgré le fait que ceux qui ont préparé Paris-Brest n’ont pas pu participer régulièrement aux brevets. Ce qui pose une question sur la fréquentation des épreuves par les autres clubs. De moins en moins de cyclos roulent, sans doute pour une multitude de raisons.

· Le point négatif, est que les membres du club qui n’avaient pas Paris-Brest comme objectif ont du se sentir délaissés. Les nombreuses absences du fait des préparations à PBP les ont laissés seuls de nombreux dimanche.

· Comme si cela ne suffisait pas de nombreux cyclo-côteurs et dénivelés ont été roulés. Pour certains toujours en préparations à PBP, pour d’autres comme objectifs en soit.



30/12/2007 Voir Ronquière et mourir

Par Alain Darville

Dernière sortie de l’année. Il fait humide mais il ne pleut pas et la t° n’est pas trop froide. Tout va bien. On est parti pour un petit tour comme d’habitude. Pietro nous emmène une idée derrière la tête sans rien dire à personne (petit cachottier).

Eric, Freddy, Christophe et son tracteur, Marc et moi, on le suit, naïfs et inconscients que nous sommes.

La cadence est assez rapide et on est parti direction le canal de Charleroi. En fait on va à Ronquière en logeant le canal, mais pas par le canal, par toutes les collines environnantes de Sint-Pieters-Leeuw, Lot, le Bois de Halle, Ittre et sa prison, Ronquière et retours par Ittre, juste pour bien sentir dans les deux sens les côtes qui vont à Haut-Ittre, ensuite Clabecq, Halle et le reste le long du canal.

Le vin, les repas trop copieux de Noël sont encore dans l’estomac. Les côtes sont dures et paraissent monter plus fort que les autres fois. Après Ittre Marc renonce et rentre via le canal.

Nous on continue. Après 60 km, Eric commence à donner des signes de faiblesses dans les montées. Il ne parvient plus à suivre le rythme de Pietro. Les autres, ça fait longtemps qu’ils assistent au spectacle de loin. Ca fait du bien de voir que Pietro reste hors catégorie et que tous les autres sont restés de simples petits humains.

Christophe en oublie qui s’appelle chokotoff et pense qu’il s’appelle désormais « Perte Totale ». Il rame, sue, souffle, trépasse avec son VTT en essayant de nous suivre dans les montées. Il ne sait plus du tout où il est. Il ne parvient plus à nous suivre le long des 10 km de canal pour rentrer à Bruxelles. On le perd. Pietro et Freddy pensant qu’il a fait un tout droit dans la flotte font demi-tour et partent à sa recherche. Sans succès. En fait Christophe a pris un autre chemin et arrivera avant nous à destination. Quel chemin?? Cela reste un mystère, il n'y a pas plus court que de suivre le canal!

Finalement ce sont 80 km avec un dénivelé de +-800 mètres qui ont été couverts en 3 heures avec quand même de petits moments de faiblesses. La forme de Pairs-Brest est déjà loin.

Pour info : Guy qui a roulé 40 km avec Robert et Daniel, a quand même un petit peu mal à l’épaule. Comme quoi, c’est une légende de dire que ce qui se faisait avant était de meilleure qualité.



23/12/2007 VTT à Lot (2ème)

Par Alain Darville

Emballés par le VTT du 02/12 dans la vallée de la Senne en passant par Lot , Beersel , Alsemberg , le bois de Halle, etc..., nous avons a décidé de remettre le couvert. On aurait tant aimé faire découvrir le parcours à d’autres membres du club, mais toujours sous la direction de Laurent, seuls Freddy, Pietro, Marc et moi avons répondu à l’appel. Sans doute refroidis par le temps (+-0°c), les autres ne sont pas venus ou ont préféré faire du vélo de route (Philippe, Robert, Guy, ainsi que Eric qui fera partie du club en 2008).

Mais cette fois-ci on part pour faire +- 60km dont 35 de VTT en démarrant du lieu de rassemblement habituel à Anderlecht.

Comme il a gelé pendant une bonne semaine, le terrain est tout différent de celui que nous avons découvert il y a trois semaines. De boueux il est devenu gelé voir glacé. Un terrain gelé est bien plus roulant qu’un terrain boueux, ce qui permet d’accélérer pas mal la cadence. Les risques sont les plaques de verglas qu’il faut aborder avec beaucoup de prudence.

Marc est venu avec son VTT équipé de pneus route, ce qui ne l’empêchera pas de faire le trajet avec nous sans vraiment trop de problème.

Tout débute bien, je commence enfin à apprécier le VTT, mais c’est alors que Laurent décide de m’imiter (voir compte rendu du 02/12). Il fait un magnifique soleil et se casse la figure. Sans trop de mal pour lui, mais son vélo est salement arrangé. L’attache de la selle est cassée, le câble de frein est endommagé, et la fourche télescopique ne fonctionne plus. C’est donc le retour vaille que vaille. Laurent devant faire un exercice des plus dur pour rentrer via le canal : Rouler plus de 10km en danseuse en mettant tout le poids du corps sur les avant-bras. Bonjour la musculation.

Le VTT bien que plus varié que le vélo de route, reste donc un sport ou les gamelles sont bien plus nombreuses qu'en course (mais peut-être moins dangereuses vu la vitesse plus réduite). Mais cela permet de faire des comptes-rendus bien plus facilement.

Quoique : Sur le verglas Guy a imité Laurent en faisant lui aussi un magnifique vol plané (dixit Robert), mais sans dégât. Guy et son vélo datent d’une époque où tout était fait de façon indestructible.



08/12/2007 VTT dans la nuit

Par Alain Darville

Cette fois c’est Freddy qui nous entraîne sur son parcours d’entraînement dans la Forêt de Soigne. C’est un trajet de plus de 50 km à travers la forêt au départ de l’hypodrome de Boisfort jusqu’au Château de La Hulpe. Départ à 17H. Et oui on fait cela dans le noir de la forêt.

Charlie, Gérard, Pietro, Christophe et moi sommes présent sur nos VTT mais avec un éclairage juste suffisant pour voir le chemin.

L’avantage de rouler dans le noir, c’est qu’on ne se pose pas de question. A part le fait qu’il faut rester sur le chemin pour ne pas aller dans le fossé ou buter contre un arbre, tous les trous, les bosses, les mares de boues y passent. On y va gaiment et je suis certain qu’on passe là où on ne serait jamais passé s’il avait fait clair.

Les chemins sont truffés de branches d’arbres tombées à cause du vent de la nuit précédente et ils sont gorgés d’eau. Mais on a de la chance, on est entre deux dépressions atmosphériques, il fait calme et le vent est tombé.

Rouler dans le noir est assez étrange. On voit la silhouette fantomatique d’un cheval qui se promène (avait-il un cavalier, je ne le saurai jamais, mais il n’avait pas de feux). On aperçoit aussi de petits animaux qui détalent devant nos roues. On croise des promeneurs à pied perdus dans les bois (Sont aussi fous que nous).

Mais comme on va au restaurant, il faut raccourcir le parcours sous peine d’arriver en retard, et c’est via la Boulevard du Souverain et sa longue montée qu’on retourne au point de départ.

Que c’est dur le VTT, et que le restaurant Marocain était bon avec sa danseuse du ventre.



02/12/2007 VTT à Lot (1ère)

Par Alain Darville

C’est l’hiver, la saison officielle 2007 est terminée depuis longtemps. Et pourtant il faut essayer de conserver un semblant de forme. Pour mettre un peu de piments dans les sorties, on a décidé de faire un peu de VTT. Laurent nous entraîne sur un de ses parcours au départ de Lot. Ont répondu à l’appel : Gérard, Pietro, Charlie et moi.

Comme en hiver il pleut beaucoup et que les terrains sont gorgés d’eau, il fait boueux. En plus le parcours est très vallonné. Plus de 600 mètres de dénivelés sur 30 kilomètres.

Le début est assez difficile, dans les montées via des chemins agricoles le pneu arrière patine,

et ce n’est pas trop facile de garder son équilibre. Gérard est dans son élément. Il a fait dans sa jeunesse du cyclo-cross, et cela se voit. Il est en tête, roule deux fois plus vite que tout le monde sauf Laurent qui est aussi un disciple du VTT. Pietro avec sa puissance, passe à travers tout sans trop se poser de questions. Charlie et moi on est loin derrière.

Mais ensuite cela va mieux, c’est par de petits chemins en terre que l’on progresse. Comme je commence à prendre de l’assurance l’accélère la cadence et je tombe une première fois sans trop de mal.

Mais mon GSM sonne dans le bois de Halle (quelle idée ?). Cela me déconcentre et j’oublie que le VTT a des freins à disques. Je freine sur une route en asphalte comme si j’avais un vélo de course et la roue avant se bloque. Je fais donc un salto avant doublé d’une pirouette sans rétablissement. La réception fait mal, mais bon j’en ai vu d’autres et on continue.

Il y a de fameux pourcentages à grimper, tous les petits développements du VTT y passent. La région pas loin de Bruxelles est superbe et totalement méconnue.

C’est tout crotté mais content qu’on arrive après 2h30 de pédalage et à du 13 km/h de moyenne.

Le VTT n’a rien à voir avec le vélo sur route. C’est pour moi beaucoup plus stressant mais j’imagine qu’il y a moyen de beaucoup s’amuser quand on commence à maîtriser correctement le vélo.




06/10/2007 Le dénivelé « Brasier et Goélands »

Par Alain Darville

Un nouveau brevet à dénivelé était au programme ce samedi. Comme le week-end s'annonçait beau on est parti Philippe, André L. et moi pour un petit 132km et un dénivelé de 1450m.

Quand on arrive à Pesche (entre Couvin et Chimay), il n'y a personne à part nous. Le départ est en fait à Erquelinnes au sud de Charleroi. C'est malin dans le bouquin de la FBC les deux départs y sont inscrits et on a bêtement pris le premier dans la liste. Venir de Bxl, aller à un faux départ à Couvin, revenir à vélo près de Charleroi pour retourner à Couvin, il faut le faire. En fait l'année passée, il y avait bien deux départs mais cela a trop embêté les pensionnaires du centre pour personnes handicapées "Le Brasier et Goélands".

Tant pis on fera tout à l'envers. Donc le premier contrôle (qui est en fait le troisième) on le rate. Et la première partie vers Erquelinnes est assez facile. Bien qu'on soit parti dans le brouillard par une température de 3° et avec un André habillé comme en été (mais cela ne semblait pas le gêner), le vent était dans le dos et Erquelinnes se trouve bien plus bas que Pesche, donc le dénivelé n'était que de 500m en 62 km.

Le retours fut une autre paire de manches, cela montait beaucoup plus (950m en 70km), on est passé par le Barrage de la Plate Taille et par Cerfontaine et bien qu'au départ (qui était le 2ème contrôle pour nous) on nous a dit que le vent serait dans le dos (encore), il était en fait de face la plupart du temps. Le troisième contrôle (qui était le premier) mais qui en fait faisait office de 1er et 3ème (quelqu'un suit encore?) on ne la pas raté. On a revu quelques Paris-Brestois qui faisaient le parcours dans le bon ordre.

En arrivant à Couvin on voyait de loin la grande éolienne sur une hauteur, et bien on a été la voir de tout près en se tapant après 125km une montée à 20%. Vive le triple plateau, cela permet de faire comme en VTT du levé de roue avant.

Beau brevet, terminé sans problème sous le soleil et la chaleur d'automne.




15/09/2007 Le Barbecue du Club.

Par Alain Darville

Pour fêter la fin de la saison qui approche et la réussite à Paris-Brest-Paris, le club a organisé un Barbecue qui fut superbement préparé question nourriture par Isabelle, Isoline et Freddy, question vins de l’Ardèche par toujours Freddy, question musique par encore Freddy, question intendance par Gérard, question endroit au milieu des chevaux et des vaches par Myriam et Pietro et pour finir les succulentes tartes faites maison d'André V.

Ce fut une chouette après-midi passée entre copines et copains pour une fois autrement que sur un vélo.

Copie de 67

Freddy aux fourneaux.

Copie de 135 et 136 fusion de deux photo vite fait un peu mieu
La bande de cyclos faisant ripaille.

09/09/2007 La Dernies – Des côtes qui font mal.

Par Alain Darville

C’est la première fois que le club participe au brevet « La Dernies ». On y est allé en nombre avec Pietro, Jos, Charlie, Philippe, Alain, Marc, Freddy et moi.

Le petit problème est d’y arriver. Quand j’ai vu la carte et que j’ai vu Oisquercq, je me suis demandé comment j’allais faire pour ne pas me tromper sans GPS. Mais heureusement de l’autoroute la route était fléchée.

C’est aussi un brevet à dénivelés, avec toute une série de côtes assez costaudes avec souvent des pourcentages assez importants. L’enchaînement incessant de ses côtes fait que c’est un parcours assez épuisant. On ne se rend pas compte qu’en partant du canal il est possible de faire plus de dénivelé qu’un brevet fait en Ardennes. Et pourtant, on a fait plus de 1300 mètres de dénivelés pour seulement 105 kilomètres.

On reste groupé jusqu’un peu après le deuxième contrôle, moment où Pietro se sent pousser des ailes et où le groupe éclate en morceau. Mais ça c’est le plaisir du vélo. Rester entre copains le plus longtemps possible pour papoter et s’amuser et puis se défouler vers la fin du parcours.

En plus on a vu Michel Dernies en chair et en os, champion cycliste dans les années 90.



08/09/2007 La 9ème Randonnée de la Pointe – Un parcours touristique.

Par Alain Darville

Paris-Brest-Paris n’est déjà plus qu’un énorme souvenir, mais la vie du cyclo ne s’arrête pas là et d’autres brevets sont au programme. Après avoir dormi et récupéré une dizaine de jours, on continue par un brevet à dénivelé au départ de Givet et organisé par le Cyclo Club Givet.

Seul Philippe est venu et on a fait le BAD de 125 km (en réalité 137) et de 1420 m de dénivelés.

Le parcours du brevet est superbe. Toute une série de lieux touristiques sont passés en revue. En partant de Givet, on passe par Beauraing, Daverdisse, Porcheresse, Fays les Venneurs, Redu, Tellin, Lavaux St Anne, les Paraboles de Lessive, Houyet, Hastière et retours.

Les ravitaillements sont bien fournis aussi et on ne risque pas de tomber d’inanition par manque de carburant. Comme en plus après avoir commencé dans le brouillard on a fini sous le soleil, c’était une très belle journée.

Et pour finir, à part une pointe de tendinite, je constate que j’ai bien récupéré du PBP, donc tout va bien et la saison cycliste peut continuer.



11/08/2007 La Pittoresque – Un cyclo côteur dans le brouillard

Par Alain Darville

PBP Semaine – 1

Encore un entraînement avant Paris-Brest-Paris. C’est le Cyclo-Côteur à Natoye. On commence à être connu du Club Cyclos Emptinnois. On y va régulièrement une à deux fois par ans.

Sont au RDV, Chalie et Philippe pour le 132 km et 1780 m de dénivelées et Guy, Stéphan et moi pour le 193 km et 2700 m de dénivelées.

Le temps n’est pas terrible, il fait beau à Bruxelles mais ici les nuages sont bas. On est régulièrement dans le brouillard dès qu’on dépasse 350 m et les routes sont humides. Le soleil n’apparaîtra qu’à la fin du parcours vers 16h.

On fait le parcours avec Guy, à un rythme assez lent pour ne pas trop se fatiguer. On passe par Lavaux Ste Anne, Vresse, Les Hautes Rivières, Winenne en passant par les cols de Conrad (372m), du Bois Chenet (315m), des Fiancés du Chatelet (235m). L’altitude maximum atteinte est de 500m.

Comme Guy est quelqu’un de célèbre sur les cyclo-côteurs puisque cela fait plus de 50 ans (peut-être un peu moins quand même) qu’ils les parcours en tout sens, il est connu de tous les habitués. Ce qui fait qu’à chaque contrôle il papote avec tout le monde. Au dernier contrôle, il est même installé dans un fauteuil avec une Chimay à la main. Stéphan lui, pour ne pas être en reste, reçoit une Blanche et un pain français, et moi j’attend que ces messieurs se décident à repartir.

Presque comme d’habitude on arrive parmi les derniers. Donc plus de saucisses grillées. Ceux qui ont fait le 50 km ont tout mangé.

Le parcours tracé par GPS avec un détour par Beauraing:

La Pittoresque

Le dénivelé du parcourq tracé par GPS:

Dénivelé Pittoresque 2007




04/07/2007 Bxl – Sedan – Bxl : Un 400 km d’entraînement

Par Alain Darville

Bruxelles – Sedan – Bruxelles

PBP Semaine – 2

Ce week-end comme entraînement à Paris-Brest-Paris, on a refait le parcours du BRM 400 du club qui va de Bruxelles à Sedan en passant par Dinant et Beauraing et retours. (+- 430 km et 3800 m de dénivelé au programme).

Étaient du voyage les ParisBrestistes (Pietro, Christophe, Stéphan, André L., Guy et moi), ainsi que Freddy qui dans un moment d’égarement a décidé de nous accompagner. André V. n’était pas là car ayant terminé sa Xième+1 diagonale, il entamait sa Xième+2 (Strasbourg-Brest).

Gérard nous a suivis en camionnette assurant les secours et l’intendance.

Le problème du week-end aura été la chaleur, surtout le dimanche (avec +33° à l’ombre et 45° au soleil). Des litres et des litres de liquides en tous genres on été engloutis pendant ces 2 jours.

Le samedi un léger vent de face rafraîchissait un peu l’atmosphère mais le dimanche bien que le vent soit dans le dos et nous aidait dans la progression, il ne faisait rien pour lutter contre la chaleur.

On est donc parti le samedi à 7h du matin. A l’allée, jusque Beauraing, le parcours du BRM originel a été suivi sans problème. Ensuite, quelques cafouillages dans le parcours ont fait qu’on a du improviser un itinéraire bis. L’attache guidon du GPS ayant cassé sur une des nombreuses mauvaises routes du Brabant Wallon (c’est en VTT qu’il aurait fallu faire ces 430km), celui-ci n’était plus de beaucoup d’utilité dans le suivi du parcours d’origine. (Les ingénieurs américains de Garmin devraient venir faire un voyage d’étude en Belgique pour concevoir des fixations assez solides pour résister à nos routes).

Gérard faisait le ravitaillement boisson et transportait la nourriture. En plus il essayait de nous remettre sur le bon chemin à chaque déviation involontaire et il nous protégeait sur les grands axes des autres voitures en faisant obstacle de son corps (je veux dire de sa camionnette et ses gyrophares allumés).

Juste avant d’arriver à Dohan, au lieu d’aller à droite on a été tout droit. C’était une magnifique descente (+ de 70km/h à du 13%). Mais ce n’était pas la bonne route. Gérard survenu d’on ne sait où nous a arrêtés. Au lieu de faire un détour de 15km, on a fait demi-tour. Mais ce n’était plus vraiment à du 70km/h qu’on s’est tapé la côte toujours à du 13%. Comme quoi on en a jamais assez, toujours en vouloir d’avantage, telle est notre devise.

Un peu avant Messincourt, le pneu arrière de Stephan avait un magnifique trou sur le côté et sa chambre à air qui avait tendance à vouloir jouer les filles de l’air, était prête à éclater. Pietro a alors changé le pneu en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire.

Sedan a été atteint vers 18h30 sans trop d’encombre si ce n’est une frayeur de Stéphan qui en plein centre de Sedan s’est étalé par terre au démarrage d’un feu vert. Si une voiture voulait justement nous dépasser à ce moment, il aurait du continuer avec une tête en moins.

L’hôtel Campanile rénové avec des lits confortables et une bonne cuisine nous a permis de nous retaper, chacun ayant à table son litre d’eau gazeuse ou son verre de vin rosé.

Le dimanche, c’est le retour. La matinée se fait sans problème, avec un passage par Sugny et la traversée de la brocante locale. Il fait encore bon et la traversée de la forêt vers Vresse se fait dans la fraîcheur (13°).

Mais le soleil tape de plus en plus dure, et cela devient de plus en plus pénible pour avancer.

Les quelques côtes du côté de Celles avec des passages à 10% sont mortelles. Et comme la moitié de la Belgique qui n’était pas à la mer était en Ardenne, les routes étaient encombrées de motos et de voitures, ce qui devenait par moment assez dangereux.

En plus j’ai réussi à casser ma chaîne dans une descente simplement en changeant de plateau (faut le faire). Ce qui m’inquiète un peu pour PBP. Pietro, toujours, en moins de 30 sec 2 dixième l’a réparée (dommage qu’il sera 25 heures devant nous sur PBP). Et Gérard en ange gardien qu’il était, est sorti de nulle part avec savons, essuies, brosse à récurer pour nous décrasser.

Après un arrêt à Rivière pour refaire le plein, les 80 km finaux vont se faire assez lentement. Freddy qui faisait son premier 400 laissait apparaître quelques signes de fatigue.

Mais finalement l’arrivée en lambeaux s’est faite vers 19h, et André nous a bien soignés dans son jardin pour essayer d’un peu nous remettre sur pied.

Et comme Christophe, Pietro et moi nous étions venu de Laeken à Woluwé à vélo (+-15km) on est reparti pour encore faire 15 km dans l’autre sens. Total 460km dans la canicule en ayant bu 20 litres d’eaux sur 2 jours.

Et maintenant, Paris-Brest, nous voici…



28/07/2007 Bxl – Solre-Le-Château – Bxl : Un 200 km d’entraînement

Par Alain Darville

Paris-Brest-Paris : Semaine - 3.

On ne pense plus qu’à ça. Les copains qui ne le font pas, on ne les connait plus (mais non, on vous aime bien). Il faut continuer à faire des longues distances pour que les fesses n’oublient pas ce que c’est une selle, et les guiboles ce que c’est de pédaler. Mais il ne faut pas trop s’épuiser pour arriver frais au rendez-vous. Donc on pédale entre nous à un rythme pas trop élevé.

Ce samedi on a refait le 200 km du club. Cinq des sept inconscients étaient là : Pietro, Christophe, Guy, André L. et moi. André V. revenait de son Xième diagonale avant de repartir pour son Xième+1. Stéphan a préféré faire des grimpettes au cyclo-coteur d’Andenne.

On est parti sous le crachin on est revenu sous le soleil avec un vent assez fort de face pour partir et de côté pour revenir.

Guy est devenu intenable. Lorsqu’il accélère on ne sait plus le suivre. Il n’a jamais été aussi fort. Vivement que j’ai 60 ans pour rouler comme ça. ( :

J’ai fait le parcours avec mon vélo en configuration PBP, juste pour voir si tout tenait, les lampes, le sac de selle, que je ne perdais rien en passant dans les trous des routes et si j’arrivais encore à rouler. Ca à l’air bon, le vélo est prêt. Pour le reste…




21/07/2007 Liège-Bastogne-Liège « La Redoute »

Par Alain Darville

Comme son nom ne l’indique pas le Liège-Bastogne-Liège de ce samedi part d’Aywaille, jolie petite ville le long de l’Amblève. C’est enfin un vrai cyclo-coteur qui dépasse les 200 km avec un dénivelé de près de 3000 mètres. Comme toujours, la plupart des participants sont soit Flamands, soit Néerlandais avec de temps en temps perdu dans la masse un Wallon ou un Français. En temps que Bruxellois on doit faire figure de curiosité sur deux roues.

Ce sont Stéphan, Christophe, Guy et moi sur le 205 km ainsi que Philippe et André L. sur le 160 km qui ont fait le parcours.

Dans mon cas c’est déjà (ou seulement, c’est selon)  ma troisième participation à ce brevet. Chaque fois le parcours a des variantes. Les côtes sont longues et pas trop difficiles avec des maximums à 6%, ce qui permet d’avoir un certain rythme dans les montées.

Philippe, depuis qu’il a son nouveau vélo Pinarello avec cadre carbone, est devenu insuivable.  (C’est vrai que c’est l'un des plus beaux vélos du peloton). Ce vélo l’a transformé, et Stéphan n’arrête pas de baver devant cette machine. Après la première côte, Philippe a disparu, on l’a revu furtivement au premier contrôle et puis il s’est volatilisé.

Mais Stéphan n’était pas trop en forme, son pulsomètre bipant à tue-tête dans chaque montée prêt à exploser, alors que Christophe et moi on se promenait presque à ses cotés ou loin devant quand le bruit devenait gênant. (C’est bizarre, mais que fait-il donc pendant sa semaine ?).

Dans le genre nostalgie, cette année le parcours passait devant la caserne militaire de Bastogne, où est posté le 1er Bataillon d’Artillerie et où j’ai fait mon service militaire dans les années 80. Rien n’a changé et c’est tout ce qu’on a vu de Bastogne.

Comme Stéphan est tombé amoureux du vélo de Philippe, il a harponné une Néerlandaise de Rotterdam qui étrennait ce même vélo. On les a laissé tout les deux le temps d’une ou deux côtes. Mais comme elle ne roulait pas aussi vite que Philippe, Stéphan nous est quand même revenu, les yeux tout pétillants de désir (pour le vélo s’entend).

Le retour est assez difficile, toutes les plus longues côtes étant réservées pour la fin. Etaient au programme la Côte de Wanne, la Côte de Roanne, le Col du Rosier et la Côte de la Vecquée. Ce sont chaque fois des montées à partir de l’Amblève à partir de Trois-Ponts vers les sommets, redescente vers la rivière et ainsi de suite jusque Remouchamps où nous attendait, le Redoute. La Redoute tant redoutée surtout après 200 km mais finalement grimpée sans trop de problème. J’ai l’impression que la pente est de moins en moins forte à chacune de mes grimpettes.

Mais entre-temps Stéphan avait repris des couleurs. Il a réussi à manger la seule banane vue dans tous les ravitaillements qui soit dit en passant s’appauvrissaient au fur et à mesure de la progression. Comme on était parti assez tard (vers 8h) alors que les premiers s’élançaient à 6h, on a fini parmi les derniers. Cela peut donc s’expliquer. Stéphan a donc passé la Redoute sans même s’apercevoir que ça montait. Ou alors si peu.

C’est au dernier ravitaillement qu’on a repris Guy, qui en était à son troisième cyclo-coteur de la semaine et qui semblait frais comme une rose et déjà dans les starting blocs pour Paris-Brest.

Finalement ce brevet est un des plus agréables et des plus beaux brevets de la saison, pas trop difficile pour celui qui veut s’essayer à un cyclo-coteur de 200 km.


 

 

14/07/2007 Les Pics Mosans

Par Alain Darville

Ce samedi on était assez nombreux à participer au brevet : Isabelle (50 km), Marc (80 km), Philippe, Freddy et Charlie (140 km), Christophe, Stéphan et moi (180 km).

Enfin les distances indiquées étaient les distances planifiées. Mais comme le 180 était par rapport au 140 composé de deux boucles et que la première boucle, personne n’a vu où elle commençait, cela s’est résumé réellement en Philippe et Freddy (140km), Christophe, Stéphan, Charlie et moi (150km).

Le 180 on ne le saura jamais mais le dénivelé des autres parcours n’était pas trop élevé (1400m et 1500m) respectivement. Je me demande comment le 180km annoncé à 2300m de dénivelé faisait pour s’y prendre ? Faire 800m en 30km, c’est digne d’une étape alpestre. Mystère…

Le départ s’est fait à Jambes, puis vers Givet en passant par Hastière, la région de Bauraing et retours le long de la Meuse à du 35 km/h vent dans le dos. C’est une très belle région avec des montées assez longues et pas trop pentues, donc un brevet pas trop difficile.

Il faisait beau et chaud, comme c’était le premier jour de chaleur depuis longtemps les organismes n’étaient pas encore trop habitués, en plus les ravitaillements n’étaient pas très nombreux. Heureusement, Freddy et Philippe ont ramassé le seul orage de la journée au retour de leur 140 km ce qui les a quelque peu rafraîchis.

Comme Charlie l’a fait si bien remarqué, Stéphan et moi avons eu une petite discussion sur la façon de comptabiliser les kilomètres lors d’erreurs de parcours : (dixit Charlie : « Christophe et moi avons dû nous interposer entre Darvilou (NDLR: c’est moi) et Stéphan, l'un étranglant l'autre avec une chambre à air et le second lui martelant sa pompe sur le crâne »). Mais faut-il le croire ?

Mais ce n’était rien, le lendemain on a fait à 2, Stéphan et moi, les 115 km du « Wellington Trophy » à Waterloo aussi pentu que ce brevet ci.


Les commentaires sont fermés.